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L'alimentation des Français a beaucoup changé ces vingt dernières années. La consommation de viande rouge a baissé de près de 20 %, tandis que celle des légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots) a doublé. Plusieurs raisons expliquent cette transformation. Les préoccupations sanitaires arrivent en tête. De nombreuses études ont montré qu'une consommation excessive de viande rouge augmente certains risques pour la santé. Les médecins recommandent désormais de limiter la viande à deux ou trois portions par semaine, et de privilégier le poisson, les œufs et les protéines végétales. Le budget joue également un rôle important. La viande coûte cher, surtout dans un contexte d'inflation. Les ménages modestes se tournent naturellement vers les pâtes, le riz, les pommes de terre et les légumineuses, qui restent abordables et nourrissants. Les considérations environnementales pèsent aussi de plus en plus. La production de viande consomme beaucoup d'eau et émet des gaz à effet de serre. Les jeunes générations, particulièrement sensibles à ces questions, sont les plus nombreuses à se déclarer flexitariennes, c'est-à-dire à manger de la viande seulement occasionnellement. Cette évolution ne signifie pas la disparition des plats traditionnels. Le pot-au-feu et le bœuf bourguignon restent appréciés, mais sont devenus des plats de fête plutôt que du quotidien. En semaine, les soupes, les salades composées et les plats à base de céréales prennent davantage de place dans les assiettes françaises.