#61faitssurle61 | 15/61 đ«đ· Pour continuer cette sĂ©rie dâanecdotes sur lâhistoire de lâOrne, retour sur la plus grande figure ornaise de la RĂ©volution française : Charlotte Corday. "J'ai tuĂ© un homme pour en sauver cent mille" - Charlotte Corday Ă ses juges lors de son procĂšs. đ Charlotte de Corday d'Armont est nĂ©e dans la commune ornaise de Saint Saturnin des Ligneries le 27 juillet 1768. Elle est issue dâune famille de nobles devenus pauvres. đ° Elle quitte la ferme avec sa famille en 1780 pour sâinstaller au chĂąteau de Corday, classĂ© monument historique depuis 1948, situĂ© dans la commune ornaise du Renouard. âȘ Elle est envoyĂ©e en 1782 Ă l'abbaye aux Dames de Caen par son pĂšre pour bĂ©nĂ©ficier d'une instruction de qualitĂ© supĂ©rieure Ă celle des autres jeunes filles de son Ă©poque. âčïž Contemporaine de la RĂ©volution française, Charlotte se politise et sâindigne des excĂšs de la RĂ©volution, notamment les tueries devenues frĂ©quentes Ă Caen. đĄ Pour rappel, les rĂ©volutionnaires sont de plus en plus divisĂ©s aprĂšs 1789 : âĄïž Dâun cĂŽtĂ© les dĂ©putĂ©s girondins,modĂ©rĂ©s, prĂŽnent la stabilitĂ© et appellent Ă plus dâautonomie dans les dĂ©partements français. âĄïž De lâautre, les dĂ©putĂ©s montagnards portĂ©s par Danton, Marat et Robespierre, radicaux, souhaitent donner plus de pouvoir au peuple et nâhĂ©sitent pas Ă faire usage de la violence. đ€ Charlotte Corday est une sympathisante des Girondins. Au printemps 1793, elle participe Ă Caen Ă des rĂ©unions politiques organisĂ©es par des dĂ©putĂ©s girondins rĂ©fugiĂ©s dans la ville aprĂšs leur mise en accusation par la Convention. Jean-Paul Marat, dĂ©putĂ© montagnard, est alors trĂšs influent. Fondateur du journal L'Ami du peuple, il est rĂ©putĂ© pour ses prises de position radicales. đ Le 13 juillet 1793, Ă la veille de la FĂȘte nationale, Charlotte Corday se rend au domicile de Jean-Paul Marat pour l'assassiner. AprĂšs avoir obtenu un entretien, elle le rejoint alors qu'il travaille dans sa baignoire. Au cours de leur Ă©change, elle sort un couteau et le frappe mortellement Ă la poitrine. â« Charlotte Corday est jugĂ©e le 17 juillet 1793 par le Tribunal rĂ©volutionnaire. Elle est guillotinĂ©e le jour mĂȘme, dix jours avant ses 25 ans.
