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Préfet de l'Orne
Préfet de l'Orne ·

#61faitssurle61 | 21/61 ⛑️ Pour continuer cette série d’anecdotes sur l’histoire de l’Orne, retour sur l’accueil des blessés du front de l’Ouest dans le département pendant la première guerre mondiale. 💥 Les premiers combats de la première guerre mondiale sont extrêmement meurtriers. Le samedi 22 août 1914, plus de 27 000 soldats français perdent tragiquement la vie à proximité de la ville belge de Charleroi. Il s’agit de la journée la plus meurtrière de l’histoire de l’armée française. 🛤️ Des milliers d’autres soldats sont blessés lors des combats. Les hôpitaux de campagne ne suffisent pas. Les blessés sont donc acheminés par voie ferrée vers « l’arrière », dans des trains sanitaires . 🏥 Entre le 25 août et le 2 septembre 1914, 3 740 blessés arrivent dans le département de l’Orne après la bataille des Frontières. Les hôpitaux sont débordés. Très vite de nouveaux hôpitaux de fortune sont ouverts en urgence comme au lycée d’Alençon ou à l’institution Sainte-Marie de Flers. La bonne prise en charge des blessés est rendue possible en grande partie par la mobilisation et le dévouement des femmes de l’Orne : 👉 Des hôpitaux auxiliaires et bénévoles sont mis en place par les femmes ornaises faisant partie des associations d’aide humanitaire comme l’union des femmes de France (UFF), l’association des dames françaises (ADF) et la Croix Rouge. 👉 Les ornaises infirmières ne soignent pas que les blessures physiques, elles apportent aussi un soutien psychologique primordial aux hommes traumatisés par la violence du conflit. 👉 Les femmes infirmières de métier ou engagées volontaires sont appelées après guerre les « anges blancs de la première guerre mondiale » en hommage à leur dévouement pour sauver des vies. 🥼 Au total, en 1914, 6000 soldats sont soignés dans l’Orne. En 1915, 35 hôpitaux sont recensés dans le département, installés sur 15 communes ornaises. 💡 D’août 1914 à novembre 1918, les estimations parlent de 390 000 blessés pris en charge en Normandie. La région accueille principalement des soldats ayant des blessures de gravité moyenne mais devant bénéficier de soins de longue durée. Source photos : archives départementales de l’Orne

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